Alors que la rentrée scolaire 2025-2026 au Togo est programmée pour le 15 septembre 2025, de nombreuses rumeurs circulent concernant l’achat obligatoire de certains cahiers. Ces spéculations ont provoqué une inquiétude chez de nombreux parents, déjà préoccupés par la préparation de la rentrée. Cependant, les autorités scolaires viennent de clarifier la situation : aucun cahier spécifique n’est imposé aux élèves.
Des rumeurs infondées sur les cahiers
Depuis quelques semaines, des messages et publications circulent dans certains médias et réseaux sociaux, affirmant que les élèves devraient se procurer des « cahiers officiels » pour la rentrée. Selon ces publications, les cahiers sans certains symboles nationaux ne seraient plus acceptés dans les écoles. Ces affirmations ont créé une polémique inutile et compliqué la préparation scolaire pour les familles.
Pour mettre fin à cette confusion, Donudénu Akpawu, Directeur des Ressources Humaines du Ministère des Enseignements Primaire et Secondaire, a tenu à rappeler que ces rumeurs sont totalement fausses. Les parents restent libres de choisir les cahiers et supports de notes pour leurs enfants selon leur budget et les listes de fournitures habituelles.
Une rentrée placée sous le signe du civisme
L’idée d’intégrer certains symboles nationaux sur les fournitures scolaires n’est pas récente. Le 12 août 2025, la ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation Locale, Kayi Mivedor-Sambiani, a rencontré les importateurs et distributeurs de fournitures scolaires. L’objectif principal était de discuter de l’inscription de symboles comme l’hymne national, la marche républicaine, le drapeau et la devise nationale sur les couvertures des cahiers.
Cette initiative vise à sensibiliser les élèves à l’identité nationale et à encourager le patriotisme dès le plus jeune âge. Cependant, il a été précisé que les cahiers sans ces symboles restent valables jusqu’à nouvel ordre. Il s’agit d’un processus progressif, pensé pour que les marchés et les consommateurs s’adaptent sans pression.
Pas de pression financière pour les familles
L’une des inquiétudes majeures des parents concernait une éventuelle hausse des prix des fournitures scolaires. La ministre a tenu à rassurer le public : les stocks sont disponibles, et les prix restent stables. À titre indicatif, un cahier de 100 pages coûte environ 100 francs CFA.
Selon Donudénu Akpawu, cette mesure ne doit pas être perçue comme une contrainte. Elle est plutôt une contribution collective à la formation civique des élèves et au développement du pays. « On ne va renvoyer aucun enfant de l’école parce qu’il n’a pas ces cahiers », a-t-il affirmé. L’objectif est donc pédagogique et patriotique, et non économique ou contraignant.
Liberté de choix pour les parents
Les parents sont entièrement libres de choisir les fournitures scolaires pour leurs enfants. Le ministère des Enseignements Primaire et Secondaire insiste sur le fait que la sélection des cahiers ou supports de notes peut se faire en fonction du budget familial et des listes traditionnelles.
En pratique, cela signifie qu’aucun élève ne sera pénalisé pour l’utilisation de cahiers sans symboles nationaux. Les écoles doivent se concentrer sur l’enseignement et l’apprentissage, sans créer de barrières inutiles pour les familles.
Liste officielle des fournitures scolaires
Pour encadrer la rentrée et éviter les abus, le ministère a publié une liste officielle des fournitures scolaires. Cette liste sert de référence unique pour toutes les écoles du pays. Les chefs d’établissement et inspecteurs sont invités à veiller au respect strict de cette liste, afin de garantir l’équité entre les élèves et de simplifier l’organisation des classes.
Le professeur Kokoroko, en charge de la supervision, a souligné l’importance de suivre cette liste à la lettre, sans ajouter d’exigences supplémentaires qui pourraient nuire aux parents ou aux élèves.
