Le Palais des congrès de Kara a servi de cadre, le vendredi 17 avril 2026, à un atelier de formation réunissant près d’une centaine de journalistes venus de diverses régions du pays. Cette rencontre visait à renforcer leurs compétences pour mieux accompagner la sensibilisation autour de l’extension de l’Assurance Maladie Universelle aux travailleurs non salariés.
L’initiative, portée par plusieurs organisations professionnelles de médias en partenariat avec la Caisse Nationale de Sécurité Sociale et l’Institut National d’Assurance Maladie, traduit une volonté claire : faire des journalistes des relais crédibles et bien informés sur les questions de protection sociale.
Un rôle clé des médias dans la vulgarisation
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Franck Missité, représentant le ministère en charge de la communication, en présence des autorités administratives de la région de Kara.
Dans son intervention, il a rappelé l’importance du rôle des médias dans la diffusion de l’information, notamment lorsqu’il s’agit de sujets techniques comme la couverture sociale. Les journalistes, a-t-il souligné, ont la capacité de rendre accessibles des notions complexes et de faciliter leur appropriation par les populations.
Toutefois, pour assurer efficacement cette mission, une meilleure compréhension des dispositifs s’impose. C’est dans cette optique que cette formation a été organisée, avec pour ambition de doter les participants des outils nécessaires pour traiter ces thématiques avec rigueur et clarté.

Renforcer les compétences face aux enjeux sociaux
Les modules proposés lors de l’atelier ont porté sur les fondamentaux de l’Assurance Maladie Universelle, son fonctionnement, ainsi que les modalités d’extension aux travailleurs non salariés.
L’objectif était également de sensibiliser les journalistes aux risques liés à la désinformation, afin de garantir une communication fiable et adaptée. En maîtrisant mieux les enjeux de la protection sociale, les professionnels des médias seront en mesure de produire des contenus pertinents et utiles pour les populations.
À travers cette démarche, les organisateurs souhaitent instaurer une collaboration durable entre les institutions et les médias, afin de favoriser une meilleure diffusion des politiques publiques.
Un appel à l’adhésion des professionnels des médias
Lors de son allocution, Franck Missité a également encouragé les journalistes à s’inscrire eux-mêmes dans le dispositif de l’AMU. Il a présenté cette initiative comme une opportunité pour les acteurs des médias de bénéficier d’une couverture sociale adaptée.
Selon lui, cette formation constitue un point de départ vers un engagement plus concret des professionnels du secteur dans le système d’assurance maladie. L’objectif est de faire des journalistes non seulement des relais d’information, mais aussi des bénéficiaires du dispositif.
Une réalité sociale mise en lumière
Le président du Conseil National des Patrons de Presse, Germain Pouli, a illustré les enjeux de cette initiative à travers un témoignage marquant. Il a évoqué le cas d’un journaliste victime d’un accident, confronté à des frais médicaux particulièrement élevés.
Cette situation, loin d’être isolée, met en évidence la vulnérabilité de nombreux professionnels des médias face aux aléas de la vie. L’absence de couverture sociale adéquate expose ces derniers à des difficultés financières importantes en cas de maladie ou d’accident.
Ce témoignage a permis de rappeler l’urgence de mettre en place des mécanismes de protection efficaces pour garantir la sécurité des acteurs du secteur.
Vers une meilleure protection sociale des journalistes
L’atelier de Kara s’inscrit dans une dynamique visant à réduire la précarité au sein de la profession. En favorisant l’accès à l’Assurance Maladie Universelle, les autorités et leurs partenaires entendent offrir aux journalistes une meilleure sécurité sociale.
Au-delà de la formation, cette initiative vise à instaurer un changement de mentalité, en encourageant l’adhésion à des dispositifs de protection souvent sous-utilisés.
Une étape importante vers l’inclusion sociale
À travers cette rencontre, les organisateurs ambitionnent de renforcer le rôle des médias dans la promotion de l’AMU, tout en contribuant à l’amélioration des conditions de vie des professionnels de l’information.
En dotant les journalistes des connaissances nécessaires, cette initiative ouvre la voie à une sensibilisation plus efficace des populations, notamment celles évoluant dans le secteur informel.
Ainsi, la formation de Kara apparaît comme une étape clé dans le processus d’extension de la couverture maladie, avec l’espoir de bâtir un système de protection sociale plus inclusif et accessible à tous.
