Le village de Kouboni a vécu, le 28 mars 2026, un moment important de son histoire avec la reconnaissance officielle de son nouveau chef traditionnel. Désigné selon les règles coutumières, Monsieur DIGBEREKOU Wahabou a reçu son arrêté de reconnaissance lors d’une cérémonie solennelle organisée sur la place publique du village.
Cet événement a rassemblé une forte délégation composée d’autorités politiques, administratives, militaires, religieuses et traditionnelles, venues témoigner de leur soutien et de l’importance accordée à la chefferie traditionnelle dans la gouvernance locale.
Une cérémonie présidée par les autorités préfectorales
La cérémonie a été conduite par le préfet de Tchamba, Issaka K. Laguebande, représentant de l’État dans la localité. Dans son intervention, il a salué l’organisation de l’événement ainsi que la forte mobilisation des populations.
Le préfet a particulièrement mis en avant la maturité des habitants de Kouboni, qui ont su désigner leur chef dans un climat de sérénité et de consensus. Il a félicité la communauté pour cet esprit de responsabilité, gage de stabilité et de cohésion sociale.

Un appel aux valeurs de la chefferie traditionnelle
Profitant de cette occasion, le représentant de l’État a rappelé les principes fondamentaux qui doivent guider l’action d’un chef traditionnel. Il a insisté sur des valeurs essentielles telles que l’impartialité, l’intégrité, la justice, la sagesse et l’humilité.
Il a également invité le nouveau chef à adopter un comportement exemplaire, à la hauteur de ses responsabilités, afin de préserver son statut de garant des traditions et des coutumes.
Dans la même dynamique, le préfet a exhorté les populations à soutenir leur chef dans l’accomplissement de sa mission, en favorisant un climat d’unité et de paix propice au développement local.
Le rôle historique et stratégique de Kouboni
Prenant la parole à son tour, le maire de la commune Tchamba 1, Amza Titikpina, a adressé ses félicitations au nouveau chef tout en revenant sur l’histoire du village.
Il a rappelé que Kouboni occupe une place importante dans la région, notamment en raison de son rôle historique dans la défense du territoire face aux agressions extérieures. Ce passé confère au village une identité forte et une responsabilité particulière dans la préservation des valeurs traditionnelles.
Le maire a également souligné les qualités du nouveau chef, qu’il considère comme un facteur de renforcement de la cohésion sociale. Il a réaffirmé l’engagement de la commune à accompagner les initiatives visant à promouvoir le développement de la localité.
Une intronisation dans le respect des traditions
La remise de l’arrêté de reconnaissance a été suivie de la cérémonie d’intronisation traditionnelle. Ce rituel, riche en symboles, a marqué l’installation officielle du chef sur le trône royal.
L’acte a été conduit par le représentant du chef canton, conformément aux usages et coutumes en vigueur. Cette étape consacre l’autorité du nouveau chef et officialise son rôle au sein de la communauté.

Un engagement pour le développement local
Dans son allocution, DIGBEREKOU Wahabou a exprimé sa gratitude envers les autorités nationales, les responsables locaux et les populations pour la confiance placée en lui.
Il s’est engagé à respecter les conseils reçus et à œuvrer pour le développement du village. Le nouveau chef a également promis de promouvoir l’unité, la paix et la cohésion sociale, conditions indispensables à tout progrès durable.
La chefferie traditionnelle, un pilier de la gouvernance locale
Cette cérémonie illustre l’importance de la chefferie traditionnelle dans l’organisation sociale et politique des communautés. Au-delà de son rôle symbolique, le chef traditionnel demeure un acteur clé dans la gestion des affaires locales, la médiation des conflits et la préservation des valeurs culturelles.
À Kouboni, l’installation du nouveau chef ouvre ainsi une nouvelle page, placée sous le signe de la continuité, de la stabilité et du développement.
