Une initiative au service du développement durable et de la gestion du pastoralisme
Le mardi 7 octobre 2025, le centre communautaire d’Affem Boussou, dans la préfecture de Tchamba, a accueilli le lancement officiel d’un projet ambitieux intitulé : « Restauration et aménagement de 500 hectares de terres pastorales pour une gestion durable du pastoralisme ».
Cette initiative, portée par les Jeunes Volontaires pour la Promotion du Monde Rural (JVPMR), s’inscrit dans le cadre du programme Forests4Future (F4F-Togo), financé par la coopération allemande et luxembourgeoise.
L’événement marque une étape importante dans la lutte contre la dégradation des sols, la gestion des ressources naturelles et la promotion d’un pastoralisme durable au Togo.
Une cérémonie d’ouverture marquée par la présence des autorités
L’atelier de lancement a réuni un large éventail d’acteurs institutionnels, administratifs, militaires, traditionnels et religieux.
Parmi les personnalités présentes figuraient :
- le Commandant TCHAGAFO Essowazina, représentant du gouverneur de la région Centrale et Directeur régional de l’Environnement et des Ressources forestières ;
- El Hadj TCHAZODI Esso, secrétaire général de la préfecture de Tchamba, représentant le préfet ;
- ainsi que le Maire de la commune Tchamba 1, M. Ousmane KATAFARA, qui a adressé ses mots de bienvenue à l’assistance.
Dans son discours d’ouverture, le représentant du préfet a officiellement donné le ton des travaux, rappelant l’importance de ce projet pour le développement local et la préservation de l’environnement.
Un projet tourné vers la restauration et la durabilité
Le projet Forests4Future-Togo a pour ambition de restaurer et valoriser 500 hectares de terres pastorales, un enjeu crucial dans une région où la pression sur les ressources naturelles s’accentue.
L’objectif principal est de garantir une cohabitation pacifique entre éleveurs et agriculteurs, tout en favorisant la productivité des terres et la résilience face aux changements climatiques.
La restauration des zones dégradées permettra non seulement d’améliorer les pâturages, mais aussi de réduire les conflits liés à l’accès à la terre et à l’eau.
Elle offrira également de nouvelles opportunités économiques pour les communautés locales à travers la valorisation durable des ressources naturelles.
Un atelier d’échange et de concertation
Les participants à l’atelier ont été invités à réfléchir et à valider un plan d’action opérationnel, accompagné d’un calendrier de mise en œuvre.
Les discussions ont porté sur plusieurs points clés :
- l’information et la sensibilisation des parties prenantes locales, techniques et administratives ;
- la création d’un cadre de dialogue multi-acteurs autour de la gestion durable du pastoralisme ;
- la mobilisation collective en vue d’une participation active à toutes les étapes du projet.
Ces échanges ont permis d’identifier les défis, mais aussi les opportunités liées à la gestion intégrée des espaces pastoraux, notamment en matière d’accès équitable aux ressources et de préservation de la biodiversité.
Le pastoralisme, un levier de stabilité et de cohésion sociale
Au-delà de sa dimension environnementale, ce projet revêt une portée sociale et économique majeure.
Le pastoralisme joue un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire et la cohésion communautaire.
En réhabilitant les zones pastorales, le projet contribue à réduire les tensions intercommunautaires, à sécuriser les moyens de subsistance des éleveurs et à promouvoir une économie rurale plus équilibrée.
L’approche participative adoptée favorise une implication directe des communautés locales, condition essentielle à la durabilité des actions entreprises.
Une collaboration internationale pour un impact local durable
Grâce à l’appui de la coopération allemande et luxembourgeoise, le projet bénéficie d’un encadrement technique solide et de ressources financières suffisantes pour garantir son succès.
Ce partenariat s’inscrit dans une vision globale de développement durable et de lutte contre les effets du changement climatique, tout en soutenant les efforts du Togo pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030.
Les acteurs locaux, de leur côté, s’engagent à assurer le suivi régulier des activités, à préserver les infrastructures mises en place et à pérenniser les acquis à travers des initiatives communautaires.
Des échanges fructueux et porteurs d’avenir
Les débats tenus lors de cet atelier ont été particulièrement enrichissants.
Les participants ont salué la pertinence du projet, qui répond à des besoins concrets de restauration des terres et de renforcement des capacités locales.
Tous ont exprimé leur volonté de soutenir activement la mise en œuvre des différentes étapes prévues.
les travaux ont permis de poser les bases d’une collaboration efficace entre les différents acteurs — État, collectivités, organisations locales et partenaires internationaux — pour une gestion durable et inclusive des ressources pastorales.
