Les acteurs impliqués dans le commerce transfrontalier des produits agricoles renforcent leurs compétences dans la préfecture de Tchamba. Depuis le lundi 18 mai 2026, un atelier de formation consacré aux textes et principes régissant les échanges transfrontaliers des produits agrosylvopastoraux et halieutiques se tient dans la salle de réunion de la préfecture.
Cette rencontre de deux jours est organisée dans le cadre du Programme Régional d’Intégration des Marchés Agricoles, en collaboration avec le ministère togolais de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire.
L’objectif principal de cette initiative est de renforcer les capacités des acteurs du secteur afin de rendre les échanges commerciaux plus fluides, transparents et compétitifs dans les différents corridors commerciaux concernés par le programme.
Une cérémonie d’ouverture marquée par la présence des autorités locales
Le lancement officiel des travaux a réuni plusieurs autorités administratives et responsables techniques intervenant dans le secteur agricole et commercial.
Parmi les personnalités présentes figuraient le représentant du préfet de Tchamba, El hadji TCHAZODI Esso, ainsi que le représentant de la commune de Tchamba 1, Esso-Houna KPOWOU
La cérémonie a également enregistré la participation de MATTA Pmanm, assistante à la section Développement et représentante du Directeur régional de l’Agriculture de la région Centrale, ainsi que du responsable de la composante 3 du programme PRIMA-Togo, Dr GANIYOU Ismaïla, accompagné de sa délégation.
Dans son intervention, le représentant du maire de Tchamba 1 a souligné l’importance de cette rencontre pour les différents acteurs du commerce transfrontalier. Selon lui, cet atelier permettra de renforcer les compétences techniques des participants tout en favorisant les échanges d’expériences et le dialogue entre les différents intervenants de la chaîne commerciale.
Le représentant du préfet de Tchamba a, pour sa part, officiellement ouvert les travaux en invitant les participants à tirer pleinement profit des différentes communications prévues au programme.

Renforcer les capacités des acteurs du commerce transfrontalier
À travers cette formation, les organisateurs souhaitent améliorer la maîtrise des règles et procédures encadrant les échanges commerciaux des produits agricoles entre les pays de la sous-région.
Le commerce transfrontalier occupe une place importante dans l’économie locale et régionale. Plusieurs producteurs, commerçants, transporteurs et opérateurs économiques dépendent quotidiennement des échanges de produits agricoles, pastoraux et halieutiques dans les corridors commerciaux.
Cependant, les acteurs du secteur sont souvent confrontés à des difficultés liées à la méconnaissance des textes réglementaires, aux procédures administratives ou encore aux contraintes logistiques et douanières.
Le programme de formation vise donc à apporter des réponses concrètes à ces défis en mettant l’accent sur les outils nécessaires pour faciliter les activités commerciales dans un cadre légal et structuré.
Une meilleure connaissance du cadre juridique et réglementaire
Au cours des travaux, les participants seront formés sur les procédures et formalités relatives au commerce transfrontalier des produits agricoles.
Les différentes communications permettront notamment d’approfondir la compréhension du cadre juridique et réglementaire aussi bien au niveau national que communautaire.
Les organisateurs souhaitent ainsi aider les participants à mieux maîtriser les textes qui régissent les échanges commerciaux dans l’espace sous-régional, notamment les règles applicables au transport, à la circulation des marchandises et aux contrôles administratifs.
Une meilleure connaissance de ces dispositions devrait contribuer à réduire certaines difficultés rencontrées par les opérateurs économiques et à améliorer la fluidité des échanges entre les différents pays concernés.
Encourager le dialogue entre acteurs publics et privés
L’atelier accorde également une place importante au dialogue entre les acteurs publics et privés impliqués dans le commerce transfrontalier.
Les participants bénéficieront de formations sur les techniques de plaidoyer afin de renforcer leur capacité à défendre les préoccupations du secteur et à améliorer les relations avec les administrations concernées.
Cette approche vise à instaurer un climat de collaboration plus efficace entre les commerçants, les producteurs, les autorités administratives et les structures techniques intervenant dans la gestion des échanges commerciaux.
Pour les responsables du programme PRIMA-Togo, le renforcement du dialogue constitue un élément essentiel pour améliorer la compétitivité du commerce agricole dans les corridors régionaux.
Une attention portée au leadership inclusif
Au-delà des aspects techniques et réglementaires, les organisateurs souhaitent également promouvoir un leadership inclusif dans le secteur du commerce agricole.
Les participants seront sensibilisés aux questions liées à l’inclusion sociale et à la prise en compte du genre dans les activités commerciales transfrontalières.
Cette démarche vise à encourager une participation plus équilibrée des différents groupes d’acteurs, notamment des femmes souvent très présentes dans le commerce des produits agricoles dans la sous-région ouest-africaine.
À travers cette initiative, le programme PRIMA-Togo ambitionne de contribuer au développement d’un commerce agricole plus structuré, plus équitable et davantage adapté aux exigences de l’intégration régionale.
L’atelier, qui se poursuit jusqu’au 19 mai, devrait permettre aux participants de repartir avec des outils pratiques et des connaissances renforcées pour améliorer leurs activités commerciales et contribuer au dynamisme des échanges agricoles dans la région.
