Une rencontre de haut niveau pour renforcer les liens de coopération
En marge des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, qui se tiennent à Washington du 13 au 18 octobre 2025, la délégation togolaise conduite par Sandra Ablamba Johnson, Gouverneur du Togo auprès de la Banque mondiale, a tenu une rencontre de travail stratégique avec Ousmane Diagana, Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Cette séance de haut niveau, à laquelle ont également pris part Marie-Chantal Uwanyiligira, Directrice de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, ainsi que plusieurs responsables du Groupe, a été l’occasion de faire un point global sur la coopération entre le Togo et l’institution financière internationale.
Les échanges ont permis d’examiner les projets déjà en cours d’exécution, d’évaluer leur impact, et de discuter des nouvelles initiatives en préparation dans le cadre du portefeuille pays.
Le Togo, un modèle de performance et de stabilité
Depuis plusieurs années, le Togo entretient une relation de confiance avec la Banque mondiale, grâce à la bonne gouvernance économique et à la mise en œuvre de réformes structurantes. Ces efforts ont permis au pays d’améliorer significativement ses indicateurs macroéconomiques, tout en renforçant les secteurs sociaux et productifs.
Lors de la rencontre, Sandra Ablamba Johnson a réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre sur cette lancée en consolidant les partenariats internationaux. Elle a également souligné que les appuis techniques et financiers de la Banque mondiale ont contribué à la résilience du Togo face aux crises récentes, notamment celles liées au changement climatique et aux chocs économiques mondiaux.
La modernisation agricole au cœur de la stratégie nationale
Parmi les programmes discutés, le Programme de Modernisation de l’Agriculture Togolaise (ProMAT) a occupé une place de choix. Ce projet phare vise à transformer le secteur agricole togolais en un moteur de croissance inclusive, tout en améliorant la sécurité alimentaire et les revenus des producteurs.
Le ProMAT s’inscrit pleinement dans la vision stratégique portée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui fait de la modernisation agricole et de l’investissement productif les leviers essentiels pour bâtir une économie plus compétitive et durable.
À travers ce programme, le Togo ambitionne de renforcer la productivité agricole, de promouvoir l’agro-industrie locale et de favoriser une gestion durable des ressources naturelles. L’approche intégrée adoptée permettra de créer des milliers d’emplois, en particulier pour les jeunes et les femmes, tout en contribuant à la réduction des inégalités sociales.
Un partenariat fondé sur la confiance et la performance
Les discussions à Washington ont également permis d’aborder la mise en œuvre du programme d’appui budgétaire, un instrument essentiel pour soutenir les réformes économiques en cours. Cet appui, couplé à un accompagnement technique, vise à renforcer la stabilité macroéconomique du Togo, à améliorer la mobilisation des ressources internes et à stimuler l’emploi productif.
Selon les échanges, la Banque mondiale salue la performance du pays dans la réalisation de ses engagements et sa capacité à conduire des réformes structurelles de manière efficace. La rigueur dans la gestion publique et la transparence dans l’utilisation des fonds constituent des gages de confiance qui favorisent la poursuite des investissements.
Ce partenariat s’étend également à d’autres domaines tels que l’énergie, les infrastructures, l’éducation, la santé et la gouvernance numérique — autant de secteurs dans lesquels le soutien de la Banque mondiale contribue à transformer le quotidien des populations.
Une vision claire pour une croissance durable
L’entretien entre les responsables togolais et la Banque mondiale s’inscrit dans une dynamique globale de croissance inclusive et durable. Sous le leadership du Président du Conseil, le Togo poursuit une trajectoire de développement axée sur la transformation structurelle de l’économie, l’inclusion sociale et l’innovation.
Le pays mise sur la digitalisation de l’administration, la promotion du secteur privé, l’amélioration du climat des affaires et la diversification des sources de revenus. Ces efforts ont déjà permis d’attirer de nouveaux investisseurs et de positionner le Togo comme un acteur clé dans la sous-région ouest-africaine.
Sandra Ablamba Johnson a souligné, à cet effet, que le partenariat avec la Banque mondiale constitue un pilier majeur de cette transformation. Il permet non seulement de financer des projets structurants, mais aussi de bénéficier d’un accompagnement technique de haut niveau pour renforcer les capacités nationales.
Une coopération tournée vers l’avenir
Au terme des discussions, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à poursuivre cette collaboration fructueuse dans un esprit de confiance mutuelle et de performance partagée. La Banque mondiale a renouvelé son appui aux priorités nationales du Togo, notamment celles inscrites dans la Feuille de route gouvernementale 2025, qui vise à bâtir une économie résiliente, créatrice d’emplois et respectueuse de l’environnement.
La délégation togolaise a, quant à elle, exprimé sa reconnaissance pour le soutien constant du Groupe de la Banque mondiale dans la mise en œuvre des politiques publiques, en particulier celles relatives à la modernisation agricole, à l’inclusion financière et à la décentralisation.
Ces échanges à Washington témoignent de la solidité du partenariat entre le Togo et la Banque mondiale, un partenariat basé sur la confiance, les résultats concrets et une ambition commune : construire un avenir meilleur pour les populations togolaises et africaines.
