Une annonce présidentielle majeure
Le mercredi 10 septembre 2025, le président ghanéen John Dramani Mahama a déclaré que le Ghana est prêt à recevoir des ressortissants ouest-africains expulsés des États-Unis. Cette décision fait suite au renforcement de la politique migratoire américaine sous l’administration de Donald Trump, qui a conduit à la déportation de personnes en situation irrégulière.
Selon les autorités, quatorze individus ont déjà été renvoyés des États-Unis vers le Ghana, dont la majorité sont des Nigérians et un ressortissant gambien. Ces expulsions s’inscrivent dans la stratégie américaine de retour des immigrés en situation irrégulière, incluant ceux provenant de pays tiers.
Un cadre légal favorable à l’accueil
Interrogé sur cette initiative, le président Mahama a rappelé que, conformément aux dispositions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les citoyens de la sous-région n’ont pas besoin de visa pour entrer sur le territoire ghanéen. Cette mesure facilite la prise en charge des personnes renvoyées d’autres pays et leur permet de bénéficier d’un accueil officiel sans complications administratives.
« Le Ghana est prêt à assumer sa responsabilité en tant que membre de la CEDEAO et à recevoir les ressortissants de la sous-région renvoyés des États-Unis », a affirmé le président Mahama lors d’une conférence à Jubilee House.
Bien que le nombre maximal de personnes que le Ghana pourrait accueillir n’ait pas été précisé, les autorités ghanéennes ont indiqué leur volonté de respecter les engagements régionaux tout en collaborant avec le gouvernement américain dans le cadre de ces opérations de rapatriement.
Une réponse à la politique migratoire américaine
Cette décision intervient alors que la politique migratoire américaine continue de se durcir. L’administration Trump a mis en place des mesures restrictives, entraînant l’expulsion de milliers d’étrangers en situation irrégulière vers leurs pays d’origine ou vers des pays tiers. Face à cette situation, le Ghana choisit d’affirmer son rôle de membre responsable de la CEDEAO et de soutenir ses citoyens ainsi que ceux de la sous-région confrontés à l’expulsion.
Une initiative régionale et solidaire
Le geste du Ghana s’inscrit dans une logique de solidarité régionale. En facilitant le retour des ressortissants ouest-africains, le pays réaffirme l’importance de la coopération au sein de la CEDEAO et le respect des principes de libre circulation. Cette démarche pourrait également servir de modèle pour d’autres États de la sous-région confrontés à des enjeux migratoires similaires.
